31/08/2007

2006-2007

5/08/07 00H51

un an, un an depuis toute cette merde qui me bouffe encore, qui me ronge le cœur et l’âme. Me voilà au même endroit, en picardie, dans cette chambre qui a accueilli nombreux pleurs, cris, insomnies et petards fumés. Et j’angoisse, et je deviens dingue. Je m’imagine des conversations avec des gens que je connais qui n’ont aucun sens. Des conversations qui me rendent dingue. Et j’ai vraiment l’impression de devenir dingue.
Ambiance boulot, ambiance perso = déprime… mon pere ne me parle pas, ne m’ecoute pas, ne m’entend pas. Le soir je rentre, je vais dans ma chambre parce que pas d’autres choix, je me roule un pet et vais me cacher au fond du jardin pour le fumer comme une connasse d’ado que je ne suis plus. Pas de tele, pas d’internet, incapacité à bosser (j’essaie mais j’y comprend rien, je sais pas par où commencer), pas de potes, juste une famille qui m’ignore…
Je me sens seule. Je parle pas, je m’emmerde, je me sens rejetée, je suis vidée… stress, angoisse, mauvais souvenirs, et puis lui, lui si gentil, si tendre, si bien comme il faut mais dont je n’arrive pas à ressentir autre chose que ça. Et je m’en veux. Je m’en veux de passer encore à cote, je m’en veux de me dire que forcement à un moment ça va sortir et on va souffrir, et je veux pas lui faire de mal, parce que je l’aime à ma manière, parce que c’est quelqu’un de bien. Mais je m’ennuie. meme s’il me fait rire et qu’il me surprend parfois avec son cote foufou, je suis pas sereine. J’ai peut etre peur de ce qu’il pourrait arriver, de ce que je peux perdre, mais j’ai aussi peur de rentrer dans une relation qui ne mène pas là où je serais, comment dire ? bien. En vrai j’suis juste une couillonne c’est tout. Qui veut pas perdre sa liberté et qui se cherche milles excuses pour pouvoir papillonner comme elle veut sans se prendre la tete… ma stagiaire preferée elle me l’a dis, j’agis comme une celibatair : en egoiste. Elle a raison. Pour le coup, je l’avoue je suis qu’une grosse egoiste. Mais j’y arrive pas à m’engager. J’essaie mais j’arrive pas à faire le saut et quand je me retrouve avec ces potes qui me disent qu’internet ça a du bon parce qu’ils se sont retrouvé comme ça et que nous aussi on s’est trouver comme ça, ça me donne le vertige et je plonge dans ma caperhina sans alcool parce quà l’hypo ce sont des voleurs. Je sais pas si un jour je pourrais, je crois que je pourrais jamais plus donner comme avant. Meme ça il me l’a pris. Connard de fils de lache.
Et puis je suis surmenée, je me bats avec moi-même depuis quelques mois, je ne sais pas où je vais, ce que je dois faire, et comme d’hab personne pour m’aider, m’eclairer, ou me montrer la voie. Ambiance de merde au taf, aucun soutient du daron. Juste un silence. Les potes ne remarquent rien. De toute façon, je leur fait peur, je le sais, dès que je rentre dans les détails, j’en vois certain, avec leur regard inquiets, qui flippe de ce que je pourrais dire… foutu image… tiens, j’ai disparu au fond du jardin tout à l’heure pour m’en fumer un à la belle etoile tranquille… ils m’ont cherché partout… sick of love, la tarée suicidaire qui pourrait s’enfuir… portnawak. Mais quand je leur dis, ça va pas, on ferme les oreilles et on se barre… hypocrisie de merde. Famille je vous merde.
J’aimerais me poser. J’ai aussi des envies de fuites, mais non, c’est affirmatif, je ne suis pas faites pour vivre en hermite. Je me meurt. J’ai plus d’envie, j’suis juste crevée, tout le temps. Ok, les regles qui debarquent (et oui ça vous etonne encore ce genre de papier déprimant qui arrivent tous les 20 jours ???), une otite donc antibio, stress du taf, stress de l’ambiance que patron pere a instauré au debut du sejour avec ces silences, ces reunions perso, ces remarques debiles sur des sois disantes jalousie pour mieux foutre sa merde là où y a encore aucun probleme : l’equipe des droles de dames, le stress de la famille, moi recluse au fond de la barraque avec les potes qui sont pas les bienvenus avant telle ou telle date, quand ma sista en invite quand elle veut avec gamins sans demander quoi que ce soit, ne toujours pas se sentir chez moi parce qu’ils ont investit toute la barraque me faisant bien comprendre que j’etais là comme un boulet qui s’incruste dans leur petit nid à eux… je me rappelle de ce jour de 2003 où il m’avait pourtant dis « ça sera chez toi » oh ça oui c’est bien chez moi, dans le fond, mais surtout faut pas que j’aille vers le centre… et puis on me fait bien remarquer que je ne suis qu’une etrangere ici… ça fait plaisir. Ça aide, le soir quand crevée je rentre et que j’ai envie de me poser mais que j’ai qu’à femrer ma gueule subir la corrida à la tele ou partir me refugier dans ma « partie » sans meme avoir de reponse à mon bonne nuit… oui ça aide. LA CORDE….
Je craque. Je me retiens de pas parler pour pas chialer tellement je me sens mal, tellement ma vie sociale me manque, tellement je suis mal ici avec ces souvenirs qui remontent comme une bonne diarrhé (ami de la poesie je vous salut). Et je sais que de toute façon, ils seraient incapable de comrpendre, que ça les conforterais juste sur le fait que je suis bizarre, suicidaire, depressive, et que faut pas chercher à comprendre, je ne suis qu’une ado attardée, qui tape des crises par jalousie… et on dis que nos proches nous connaissent mieux que quiquonque… MDR (bien jaune). Ils ne me connaissent pas. Ils n’ont jamais fait cet effort, je ne rentrais pas dans leur moule. Le vilain petit canard qui ne se transformera jamais en cygne…surtout si je reste aupres d’eux. A une epoque j’ai essayé de leur prouver qu’ils avaient tord mais je sais maintenant, que ça ne servira jamais à rien que toujours ils chercheront la petite bete pour bien me foutre à l’ecart. Envie de me barrer, de couper les ponts, de les oublier, ne plus voir ces regards.
Partir loin de toute cette merde. Me construire quelque part. ils m’en empechent.
Je pete les plombs les gens. J’vous jure, je pete les plombs. J’suis meme prete à aller au France, la boite du coin histoire de voir du monde tellement je suis desesperée. Non mais serieux, j’ai envie de ma faire le maccumba du coin là, faut me tirer de là.
Ah si quand meme chouchou va venir me voir. Pas pour rien que c’est mon chouchou. Ça fait bien plaisir. Putain du monde. Enfin un gens, mais quand meme. Comme mamie qui attend sa visite du dimanche à l’hospice je suis toute fretillante de cette bouffée d’air frais qui va me sortir le temps que ça durera de tout ça. Ne plus etre seule le soir dans le fond de la maison. Parler, deconner, faire les cons. Putain la vie quoi. Loin de la famille, les mômes, les hurlements, les pleurs… ah oui, ça aide pas non plus à vouloir procréer les vacances avec enfants et meres à la voix qui portent. Moi je pense surtout ligaturations des trompes en ce moment. J’suis vraiment pas presser d’en avoir. De toute façon, j’suis pas faite pour ça. Egoiste. Putain, de merde je suis devenue egoiste. Tant pis. That’s life.

27/05/2007

Pour me comprendre, michel berger (veronique sanson)

Pour me comprendre,
Il faudrait savoir qui je suis.
Pour me comprendre,
Il faudrait connaître ma vie
Et pour l'apprendre
Devenir mon ami.
Pour me comprendre,
Il aurait fallu au moins ce soir
Pouvoir surprendre le chemin d'un de mes regards
Triste mais tendre, perdu dans le hasard.

Je l'ai connue toute petite
Dans les bras de sa grande maman.
Dommage, dommage.
J'aimais tellement son visage.

Pour me comprendre
Il faudrait savoir le décors
De mon enfance,
Le souffle de mon frère qui dort,
La résonance de mes premiers accords.
Pour me comprendre
Il faudrait connaître mes nuits.
Mes rêves d'amour.
Et puis mes longues insomnies.
Quand vient le jour,
La peur d'affronter la vie.

Il y a peut être quelque part
Un bonheur dont j'aurai eu ma part.
Dommage, dommage.
J'aimais tant certains paysages.

Pour me comprendre
Il faudrait la connaître mieux
Que je ne pourrai.
Il faudrait l'aimer plus que moi
Et je vous dirai
Que je n'y crois vraiment pas.
Pour me comprendre
Il faudrait avoir rencontrer
L'amour le vrai.
Vous comprenez le grand amour.
Et savoir qu'après
A quoi sert de vivre encore un jour.

21/05/2007

des gens qu'on aimerait connaitre, Dalida

Il y a des gens qu'on aimerait connaître
Qui ont des yeux qui en disent long
Comment rentrer en communion
Quand on sait qu'ils vont disparaître
A l'angle de la première rue
A la première station venue
Comme des ombres inconnues
Qui partent comme elles sont venues
Il y a des gens qu'on aimerait connaître
A qui on veut se raconter
A qui on voudrait tout donner
Leurs yeux sont des miroirs fenêtre
Ou l'on repolis sont présent
Ou l'on se sent intelligent
Pour un petit quart d'heure peut être
Le temps de s'envoler du temps

On est amoureux d'une voix
D'un costume ou d'une expression
Elle vous rappelle une autre voix
Quelqu'un d'autre une autre saison
Voilà qu'elle nous est familier
C'est un peu comme la voix d'un frère
Et l'on s'invite à boire un verre
Sans préambule et sans manière
On voudrait bien lui dire " Bonjour "
Et qu'il vous réponde à son tour
Comment ça va, son cœur son âge
Ou es ce qu'il va pour quel voyage

" Combien de regard j'ai jeté, sans
jamais en croisé un seul
et combien de fois j'ai baissé mon visage, devant Pierre ou Paul
La plupart des gens semble hostiles, et quand on leurs parle
ils s'animent, il suffit d'une petite étincelle "

Il y a des gens qu'on aimerait connaître
Qui nous arrive comme le hasard
Avec le cœur brodé d'espoir
Mais on reste avec ses problèmes
Je profite de cette chanson
Pour que demain à l'occasion
Si nos yeux ce croisent un matin
Vous ne passiez pas votre chemin.

15/05/2007

la leçon de piano

extrait ici

"il est un silence où il n'y a jamais eu de bruit il est un silence où aucun bruit ne peut être. dans la tombe froide sous la mer profonde profonde" 

06/05/2007

j'm'ennuie, Rose

On est encore rentré trop tard,
Alcoolisé.
On a noyé nos vie dans des verres teintés
Peur bleue, colère noire.
On a rie, à n'en plus pouvoir
Les yeux mis-clos, les cheveux collés au fond
Comme toutes ces pensées qui nous collent aux talons
Pourquoi ca fout l'cafard et les j'tons
De rester dans le noir, à compter les moutons..

Refrain :
Et nos visages gris quand le matin nous prend
En flagrant delit, de perte de temps
Et nos regards hagards, lorsque la nuit s'endort
Et que le jour nous donne, tous les torts..

Quesqu'y cloche chez moi ?
J'deconne à tours de bras
J'ai vomi ma haine sur vos regards
Parait même que j'étais pas belle à voir
Quesqu'y m'fout la trouille, suffisemment
pour qu'la nuit me depouille de ma raison
De tous mes sens, de ma maison,
De mon essence

Refrain :
Et nos visages gris quand le matin nous prend
En flagrant delit, de perte de temps
Et nos regards hagards, lorsque la nuit s'endort
Et que le jour nous donne, tous les torts..

C'est decidé cette fois j'arrête tout
J'me pose, j'me couche tôt, j'garde mes sous
Si j'ai un faible pour les alcools forts
Peut-être disparait-il si je dors
J'arrête de disjoncter pour un oui pour un con
J'prend sur moi, j'échange mes talons aiguilles
Contre une vieille paire de bascket
J'aurai p'têtre moins envie de faire la fête..

Mais j'm'ennuie, j'm'ennuie, j'm'ennuie..
Hm.. Mais j'm'ennuie..

telephomme, telephone

je suis tout seul chez moi, je t'appelle et tu ne reponds pas.

pourtant je sais que tu es là, c'est toi, ce n'est pas toi.

une voix me dit de fair ele 15 450 15 48, attendre les 3 tons et puis faire le 12,

raccrocher, faire le 13, et le 14 et puis attendre.

attendre, attendre, attendre...

je suis tout seul chez moi, je t'appelle, je n't'ai pas

pourtant je sais que tu es là.

tes levres bougent, mais je ne t'entends pas. c'est toi qui me dit de faire le 15 450 15 48

attendre les 3 tons et puis faire le 12, raccrocher; faire le 13 le 14 et puis attendre,

attendre attendre attendre...

pourquoi toujours attendre

et plsu j'attends, plus je sens le poids du temps sur mon coeur ecrasé, doucement m'etouffer.

et plus j'attend, plus je sens le poids du temps, sur on corps fatigués, doucement m'axphyxier.

et plus j'attends, plus je me sens condamné, condamné tant d'années

et plus j'attends, plus je me sens condamné, condamné tant d'années à attendre

attendre 

 

(encore merci à egantique de m'avoir envoyé le morceau, j'l'aurais bien mis, mais il depasse les 5machin chose autorisé par hautetfort) 

09/04/2007

christina, Anais

j'aimais bien cette chanson avant putasse dont le prenom se fini en A et commence par alexi...apres j'ai eu plus du mal, et là je viens de tomber sur le clip, et quand meme la mere anais, elle a de bonnes tirades. alors au chiotte putasse, voici la cancion en plus dans le clip elle nous fait une vrai fin de blonde 

 

Oh l'enfoiré m'annoncer ça comme ça de but en blanc
J'sais même pas qui c'est cette foutue Christina cette pute en blanc...
Une infirmière nan mais j'te jure
Bah faut qu'on t'opère ça c'est sûr
Je verrais bien une ablation
Sans tes couilles tu sera ptête moins con...

Oh j'ai du rimmel plein les yeux
Et en plus y pleut...

Et merde chui en r'tard
Faut qu'j'les prévienne..bah oùest mon portable?...
Ah nan!...j'l'ai laissé au bar...
C'est bien ma veine il était sur la table...
A tous les coups on m'la piqué
Ou un mec saoul l'a embarqué
J'dois être au bureau dans 10 min
J'y s'rai pas à cause de cette pute..
Aïe ...mon talon a foutu l'camps...
Et'pleut à torrent...

Ya pas une cabine téléphonique dans ce putain de quartier de merde?!
Ah ben super l'bar est fermé
J'ai raté mon rendez-vous
Quoi?! qu'est-ce t'as toi?
T'as jamais vu une nana sans parapluie?!
Pourquoi tu m'regardes comme ça?
T'as rien d'autre à foutre cet après midi?...
"Excusez moi madame mais vous allez vous faire renverser
Montez sur le trottoire, c'est moins risqué..."
Mademoiselle! C'est mademoiselle!
Et puis d'abord de quoi j'me mêle?!
Nan mais c'est vrai ça hein? De quoi j'me mêle?!De quoi j'me mêle?!
Manquait plus qu'la grêle...

Pourquoi ces murs blancs?...
J'crois qu'j'peux plus bouger...
La douleur s'étend...
J'arrive à peine à respirer...
Qu'est-ce qui s'est passé? qu'est-ce que j'ai mal...
Qu'est-ce qi s'est passé? mon dieu j'ai mal...
"Bonjour mje m'appelle Christina, Je suis l'infirmière qui s'occupe de vous Madame, je vous apporte votre petit dej.."

Christina...Petit dej...
J'crois bien qu'il neige...

04/04/2007

ciao amore ciao, Dalida

http://radioblogclub.com/open/132733/ciao_amore/Dalida%20...


Nous sommes deux ombres
Et deux solitudes
Un grand amour sombre
Dans les habitudes
Et l'on ose à peine
Rompre le silence
Mieux vaudrait la haine
Que l'indifférence
Mais je veux vivre vivre
Je veux qu'on m'aime

{Refrain:}
Ciao amore, ciao amore, ciao amore, ciao
Ciao amore, ciao amore, ciao amore, ciao

Nous vivons dans du rose
Dans du gris monotone
J'ai besoin d'autre chose
Que d'un chat qui ronronne

Je veux voir le monde
Qu'il soit gai ou triste
Qu'il chante ou qu'il gronde
Pourvu qu'il existe
Je veux voir des villes
Qu'elles soient blanches ou rouges
Et des yeux qui brillent
Et des gens qui bougent
Moi je veux vivre vivre
Comme ceux qui s'aiment

{au Refrain}

Je te laisse tes livres
La cloche de l'église
La tiédeur de vivre
Dans cette maison grise

{au Refrain}

Ciao amore...

27/03/2007

Aldonza, J. BREL

Je suis née comme une chienne une nuit où il pleuvait
 Je suis née et ma mère est partie en chantant
 Et je ne sais rien d'elle que la haine que j'en ai
 J'aurais dû venir au monde en mourant

 Eh bien sûr, il y a mon père, on dit, on dit souvent
 Que les filles gardent leur père au profond de leur cœur
 Mais je n'ai pas su mon père, mon père était plusieurs
 Car mon père était un régiment
 Je ne peux même pas dire s'ils étaient andalous ou prussiens
 Sont-ils morts vers le nord, sont-ils morts vers le sud
 Je n'en sais rien !

 Une Dame, et comment veut-il que je sois une Dame ?

 J'ai grandi comme une chienne de carrefour en carrefour
 J'ai grandi et trop tôt sur la paille des mules
 De soldat en soldat, de crapule en crapule
 J'ai connu les bienfaits de l'amour
 Et je vis comme une bête, je fais ça comme on se mouche
 Et je vis sans savoir ni pour qui ni pour quoi
 Pour un sou je me lève, pour deux sous je me couche
 Pour trois sous je fais n'importe quoi !
 Si vous ne me croyez guère, pour trois sous venez voir le restant
 De la plus folle des fiancés au plus crapuleux des brigands de la terre

 Mais chassez donc vos nuages et regardez-moi telle que je suis
 Une Dame, une vraie Dame a une vertu, a une âme
 Dieu de Dieu, de tous les pires salauds que j'ai connus
 Vous qui parlez d'étoile, vous qui montrez le ciel,
 Vous êtes bien le plus infâme, le plus cruel
 Frappez-moi, je préfère le fouet à vos chimères,
 Frappez-moi jusqu'au feu, jusqu'au sol, jusqu'à terre
 Mais gardez votre tendresse, rendez-moi mon désespoir
 Je suis née sur le fumier et j'y repars,
 Mais je vous en supplie, ne me parlez plus de Dulcinéa
 Vous voyez bien que je ne suis rien, je ne suis qu'Aldonza la putain.

 

en extrait ici http://musique.fluctuat.net/jacques-brel/aldonza-t24839.h...

22/03/2007

le bar, la cornu

Tu te souviens du bar ?
On a trinqué si souvent,
Quand se faisait le noir,
Se nouaient les amants.

On était partout derniers,
Pourtant servis les premiers,
On aurait dormi dehors,
Plutôt que de se quitter.

On en a fait des bastons,
Planqués sous le bar,
A coup de petits avions,
On se couchait toujours trop tard.

J'ai pas vu le jour
Pendant pas mal de temps
J'en ai eu des amours
Mais pas toi finalement.

Regarde-moi dans les yeux, je saurai si tu mens.
Si tes yeux sont fuyants, on ne sera jamais deux.

Regarde-moi dans les yeux, tu verras maintenant
Que j'ai toujours pensé qu'on pourrait être amants.

Les soirs où ça dansait,
Sur les tables en trinquant,
Y'en a pas un qui se souvenait,
Qu'il avait travaillé avant.

On avait un monde à nous,
Et on en avait besoin,
On faisait tourner la roue,
Juste à boire, dans un coin.

Tu te souviens du bar ?
On a trinqué si souvent,
Quand se faisait le noir,
Se nouaient les amants.

On était partout derniers,
Pourtant servis les premiers,
On aurait dormi dehors,
Plutôt que de se quitter.

Regarde-moi dans les yeux, je saurai si tu mens.
Si tes yeux sont fuyants, on ne sera jamais deux.

Regarde-moi dans les yeux, tu verras maintenant
Que j'ai toujours pensé qu'on pourrait être amants.

Regarde-moi dans les yeux, tu verras au-dedans
Que je ne pleure pas vraiment, que tout ça c'est qu'un jeu

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